Millionaire, nous voici Millionaires!!

Riche, riche, riche, sommes-nous riches ?! En effet, je viens d’acheter au distributeur la somme faramineuse de 6 millions ! Mais 6 millions de quoi ? De soussous dans la popoche voyons ! Mais de quelle monnaie ?!

Ah, c’est là que le bât blesse et que vous comme moi allons bien vite déchanter…
Me voici donc au Vietnam, taux de change actuel : 1 euro pour 24 676 dongs… elle est donc toute relative ma richesse !

Oui, le dong ou VKD fait partie des monnaies qui nous donnent envie de voyager, qui nous donnent l’impression de posséder une fortune. Mais bien vite, on prend le pli, on enlève quelques zéros et nous voici plus proches des euros. Si encore nous avions des billets pleins les poches, mais je n’ai entre les mains que des billets de 500 000 VKD, pas de quoi pavoiser !
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Nous voilà donc arrivés à l’aéroport d’Ho-Chi-Minh (ici tout le monde dit Saigon).
Ce sont les premiers instants dans un pays qui marqueront vos souvenirs. Quand vous serez en pleine découverte, les yeux émerveillés et écarquillés, que vous chercherez à en comprendre le rythme, l’odeur, le souffle. Chérissez ces premiers moments, nourrissez-les et protégez-les. Ne vous laissez pas distraire pas les avis et les critiques d’autrui, c’est votre balade !

Et Saigon pour le coup nous fait l’impression d’une fourmilière, l’air y est brassée, secouée, remuée, des flots incessants de personnes s’écoulent en tout sens, se croisent, se télescopent, s’esquivent. Ça bruisse de vie !
Nous dans tout ça ? Il est 22 h, nous sommes échoués sur l’esplanade de l’aéroport, déphasés, mais souriants et nous nous mettons en quête d’un moyen pour nous rendre à notre hôtel.
Alors, cherchons, creusons, comparons les prix, explorons les recoins cachés, là où nous trouverons les prix les plus bas.
Ce qui donnera lieu parfois à des situations ubuesques, en effet, vous venez de trouver un prix qui vous semble correct, mais voici que quelqu’un vous alpague pour vous proposer de vous emmener avec son véhicule :
« OK… on y va ?
Non merci, j’ai trouvé moins cher ailleurs…
Ah, mais viens, on y va quand même.
Mais puisque je vous dis que…
Ce n’est pas grave, tu payeras plus cher, c’est tout.
Mais puisque je vous dis que
Allez vient ! »
Ceci est certes une traduction de notre dialogue Anglais/Mains/Sourires/billets, mais il n’en reste pas moins que cette situation fût assez farfelue.
Qu’importe, nous sommes en route, de nuit, pour le district 1, centre de Saigon, quartier des voyageurs. C’est plutôt chouette !
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À l’heure où nous arrivâmes si tout semblait calme, que la ville donnait l’impression de se reposer, il en fut bien différent une fois rendu dans ce quartier des « voyageurs », néons aveuglants, réclames de toutes sortes, commerces ouverts à toutes heures. Si une partie de Saigon ne dort jamais, ce devait bien être celle-là. Dépaysant les premiers instants, nous essayerons bien rapidement de changer de logement et de quartier. Se balader dans une rue remplie de touristes, où nous avons à chaque instant l’impression d’être pris pour des vaches à lait, très moyen tout ça !

 

Je ne sais absolument pas ce qui me donna cette impression, au premier abord rien ne différencie Saigon de Kuala Lumpur, de Bangkok… Une mégalopole grouillante et brisante, de bruit, de la pollution, des gens qui courent en tout sens… Non vraiment je ne sais pas pourquoi, mais je m’y suis très vite senti bien, heureux et à ma place. Me serais je fais d’emblée au rythme de cette ville ?
Serait-ce ces petits commerces de rues, omniprésents, ces parcs avec leurs appareils de « bien-être » (où nous prîmes l’habitude d’aller), le rythme de vie des gens, leur comportement, l’ambiance… Je n’en ai aucune idée, mais je me sentais bien plus à l’aise à Saigon que dans les grandes villes ayant précédemment émaillé mon parcours.

Qu’est ce que nous y fîmes ?
Hormis nous perdre dans les rues, déambuler dans les petites ruelles et venelles ? Marcher le nez au vent à la recherche d’une belle odeur, d’un nouveau plat à essayer ? Trouver mille et une choses à voir, à acheter, dont nous n’aurons jamais l’usage : des magasins vendant des jouets sortis d’un autre temps (de veilles consoles de jeux), ou alors hyper spécialisé (en paires de ciseaux), rentrer dans des magasins de jeux modernes et découvrir la boîte légo « le monde des forains » et s’esclaffer sur les détails ! S’esbaudir devant un élevage de poissons combattants… Pour les badauds que nous sommes, il y en a des choses à découvrir.

 

  •  La visite du quartier chinois (Cholon) et de son énorme marché couvert (Binh Tay). Vous pourrez vous y balader pendant des heures sans que personne ne vous propose quoi que ce soit, marché « de gros », oppressant, les produits dégoulinent des murs, des stands, du plafond, il faut souvent se frayer son chemin d’une échoppe à l’autre, mais quel régal de se balader là dedans, vous pourrez y trouvez de tout, absolument tout, si toutefois vous avez le cœur et l’énergie de chercher, c’est labyrinthique !

    Nous ne pouvions pas quitter ce quartier sans avoir fait une halte au temple de Thiê Hâu. Un des temples les plus visités de Cholon, dédié à la divinité protectrice des mères et des bébés, de la fécondité…. Certes, mais surtout, à la déesse des navigateurs ! Je ne pouvais décemment pas faire l’impasse dessus.

     

  • Un musée, puisqu’il nous fallait bien en choisir un. Ce fut le « War museum ». Musée sur la guerre d’Indochine puis du Vietnam. Le genre de celui qu’en France on encense pour son « devoir de mémoire », le genre de celui dont on ressort bouleversé, chamboulé, se demandant bien quelle idée saugrenue nous a pris de le visiter.
    Le genre de ceux qui nous permettent de nous conforter dans nos décisions, dans nos rêves et nos désirs de nous battre pour un monde meilleur. Illusoire ou non ? Au vu de la violence que l’on y découvre : témoignages audio et vidéo, reconstitutions, photos, maquettes et objets (armes en tout genre), nous ne pouvons que tout faire pour ne plus jamais souhaiter cela, à qui que ce soit.
    Et de nous rappeler honteux que malheureusement cela se produit en ce moment même dans plusieurs endroits sur Terre. La France n’est pas en guerre ? En êtes-vous bien sûr !?
    De plus, ces « reliques », exposées sous l’œil avide des photographes en goguette, à la recherche de sensationnel, de souvenirs de vacances « typiques », ne font que nous conforter dans notre malaise, nous poser la question de la monétisation/exhibition des souvenirs et violences des guerres, ne nous donne qu’une envie, courir vite, au dehors, respirer un grand bol d’air pollué par les scooters, mais loin de toutes ces horreurs !

    Ma première phrase en en sortant sera simplement : « J’ai besoin d’un remontant ! » Vous y avez cru hein ? Un grand verre d’alcool en plein après-midi !?
    Que nenni, au Vietnam, quelque chose de délicieux et goûteux à boire, c’est le café ! longuement infusé, savoureux, parfois mélangé de lait concentré, chaud ou glacé, voilà ce que j’appelle un bon remontant !

  • La recherche des véhicules tous plus étranges les uns que les autres.
  • Je ne pouvais décemment pas faire l’impasse sur un des plats nationaux, le Pho, quel régal, mais aussi sur les centaines de petits plats à consommer sur le pouce, à l’instar de cette « pizza » express.IMG_9044.jpg

  • La visite de la poste centrale de Saigon et sa charpente métallique signée Gustave Eiffel, la cathédrale Notre-Dame de Saïgon, son opéra, son musée des beaux arts, ses parcs.
    Partout des grands bâtiments vestiges d’un autre temps, du passé de la ville. On aime se balader à Saïgon le nez en l’air, à la découverte de son architecture, de ses détails et de ses richesses.
  • Mais Saïgon, le Vietnam, cette aventure, rien n’existerait sans la rencontre avec ses habitants.
    Beaucoup m’avaient dit, tu verras, le Vietnam, c’est froid, les gens ne sont pas très accueillants, réservés… En êtes-vous sûr ? Ou alors peut être fus je chanceux et vous tous bien malchanceux, car pour moi ce ne fut que rencontre, sourire, joie et échange. Chacun voulant vous aider, fier de baragouiner quelques mots en français, de vouloir vous emmener partout, de boire avec vous un café. J’ai été séduit par les gens, par les rencontres. Nous y avons d’ailleurs rencontré une Vietnamienne, Thao, qui nous indiquera moult choses à faires, où aller et où ne pas aller, quoi faire, découvrir, dans quels quartiers se perdre, quelles villes explorer… Ce fut comme beaucoup de celles qui allaient suivre une rencontre placée sous le signe de la joie et de l’échange. Merci Thao.

Justement, elle nous a conseillé d’aller à Da Lat, et un bus y part ce soir, courons que nous aillons le temps de monter dedans !
N’ai crainte oncle Hô, nous reviendrons vite !

 

 

 

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