Dura Lex Sed Lex

Nous y voici, ambiance feutrée et silencieuse, légèrement angoissante même. N’avons-nous pas dans notre sac ni chewing-gum ni durians, pas de couteaux, rien d’assimilable à une arme ou qui pourrait sembler illégal au regard des lois restrictives de ce pays ?! En descendant du bus, l’orage éclate, un coup de tonnerre me fait sursauter, si violent que j’imagine un tir de canon. Un coup de feu, une exécution capitale.
Mais où sommes nous donc allés nous fourrer ?!

On l’imagine surpeuplée, bâtie à l’extrême, citadine jusqu’au bout des plages, hérissée de buildings… pourtant nous traverserons forêts équatoriales et rizières, zones agricoles et parc naturel avant d’arriver en son centre. Mais où sommes-nous ?

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Bienvenu à Singapour ! La seule et l’unique, elle-même !

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Celle qui en 50 ans s’est transformée du tout au tout. Passant d’un petit village de pêcheur à une des mégalopoles les plus influentes du monde, un des ports de commerce majeurs, détenant une des plus grandes compagnies aériennes mondiales, celle qui a subi une des plus formidables expansions/transformation capitalistes/dictatoriales/totalitaire d’urbanisation frénétique, mais tout en sachant conserver ses racines… Waow, vous avez raison ! Reprenons notre souffle ! Calmons-nous !  Moi aussi je me demande bien ce que je fais ici !IMG_8082

Mais déjà, le soleil se couche, inonde de ses couleurs cette forêt de béton et d’acier, hâtons-nous de trouver un endroit où dormir.
– Le couchsurfing, résultat positif, mais seulement pour moi, et comme nous sommes deux, Sacha m’accompagnant, nous nous devons de trouver autre chose.
– Le hamac, nous l’avons tous les deux dans le sac. Nous nous baladons de parc en parc, de zone grise en zone grise, mais ce pays semble rempli de panneaux d’interdictions et de caméras. N’ayant pas réussi lors de notre séjour ici à apercevoir la moindre présence policière, nous ne pûmes leur demander le montant de l’amende idoine. Sans savoir à quoi nous nous exposons, nous éliminons donc l’idée.
– Reste la seule solution, l’auberge de jeunesse, la moins chère que nous trouverons en ville, un dortoir pour 24 personnes, deux lits superposés, des petits rideaux autour, et 9 euros la nuit par personne ! Cher dis donc la vie ici !

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Ah oui, si nous devons parler du prix de la vie ici, sachez qu’il est peu ou prou le même qu’en Malaisie, enfin pour la valeur inscrite.
Par exemple, le bus à prendre pour passer la frontière depuis la Malaisie coute 30 ringgits, pour retourner en Malaisie depuis Singapour, 30 dollars singapouriens.
Un plat dans une échoppe de rue coûte entre 4 et 8 dollars singapouriens, là où il nous coute entre 4 et 8 ringgits en Malaisie.
Vous avez compris l’idée ?
Alors, sachez que pour avoir 1 dollar singapourien il vous faudra 3 ringgits ! Oui, ici, la vie est (au moins) trois fois plus chère ! Deux jours sur places, sans l’hébergement, en ne prenant que des petits repas dans la rue, trois bières, un chocolat chaud (pas fameux) et trois fois le métro, nous reviendra à 60 euros français. Là, on change de niveau de vie, vivement le retour en Thaïlande !

Mais si vous payez autant, c’est qu’il y a une raison. En effet, il faut considérer qu’ici vous êtes dans un parc d’attractions géant. Singapour, ça brille, et pas qu’un peu !

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Les rues sont larges, propres, sans chewing-gums écrasés sur le trottoir (oui, rappelez-vous, interdit d’en ramener !), les gens traversent aux passages piétons.

 

Ce qui nous a valu d’ailleurs de belles crises de nerfs, voulant nous faire plus royaliste que le roi, nous marchions parfois pendant très longtemps avant de voir le moindre passage piéton ! Rageant quand on à l’habitude de traverser en slalomant entre les voitures. Mais comme des amis nous avaient parlé de policiers en civils prenant plaisir à verbaliser le touriste moyen…

Les stations de métro sont rutilantes. Sans tags, graffitis ou déchet par terre (quand on voit le prix des amendes… )

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Les arbres surtout, sont partout, omniprésents, et de toutes sortes:

  • Nous avons les arbres organiques. Ceux que vous connaissez déjà mais versions équatoriales. Verts, touffus, majestueux, à lianes ou à feuilles, aux troncs noueux et massifs ou allongés et bancals. De toutes les sortes et pour tous les gouts !

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  • Un des grands mystères pour l’explorateur que je suis se trouvait au sud de l’île, en effet nous pouvons y trouver des arbres d’un genre nouveau, parfait mélange entre l’organique et la mécanique.  Ayant apparemment réussi à s’implanter dans une des enclaves vertes et protégées que nous nommerons « parc », ils prospèrent, se multiplient et charment les passants de leurs lumières et leurs musiques. Je me devais d’aller vérifier.
    Imaginez, un treillis métallique sur lequel végétal, Leds et haut-parleurs s’entremêlent. Imaginez des superstructures se perdant au-delà de ce point où vous ne pouvez plus lever la tête. Ou la seule chose à faire est de s’allonger au sol pour les voir dans toutes leurs ampleurs. Imaginez une féérie de sons et de lumières. Imaginez Disney-Tree-World, et peut-être seulement aurez-vous une vague idée de la chose.
    Ou alors, plus prosaïquement regardez les photos qui suivent !

 

 

  •  Revenu de mes émotions, m’attardant dans les détails de l’architecture de la ville, je découvris une nouvelle espèce d’arbre, Orwelienne à n’en pas douter. Arbre mécanique par excellence, sur lesquels même les oiseaux n’osent pas se poser. Ne rêvez pas si certains les appellent B.B., c’est plus en rapport à Big Brother qu’à Brigitte Bardot.

 

Et bien sûr quand on veut de la lumière, des shows faramineux, imposants et divertissants, que l’on veut en mettre plein les mirettes à son public et que l’on espère que celui-ci soit le plus nombreux possible, il nous faut du recul, le maximum de recul imaginable. Alors construisons des immenses grattes ciels, donnons leurs des formes bizarres et étranges, montrons notre génie architectural, faisons croire aux foules aveugles que notre but est juste de promouvoir notre « sens esthétique » et notre maitrise des matériaux, mais nous, n’oublions jamais, que la finalité, la seule, est de pouvoir placer le plus haut possible des projecteurs et lasers de quelques Mégawatts ! The Show Must Go On !!


Ça va ? Vous êtes encore là ? Aucune crise d’épilepsie ? Encore un peu d’énergie ? dirigeons-nous donc vers la partie plus « traditionnelle » de Singapour. Celle où les constructions ne dépassent pas quelques étages. Car oui, à Singapour, les immeubles de l’époque coloniale sont encore là.

 

Carrefour des cultures, reste d’influence du royaume uni, malgré ses origines multiculturelles et ses différences, toutes ses lois et ses interdictions on s’y sent bien. Les gens y sont accueillants, souriants et tolérants. Passant de Chinatown à Little india, d’un quartier à l’autre, on se perd dans les ambiances, les couleurs et les odeurs.

 

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Dans une même rue, nous trouverons côte à côté un temple hindou, une église catholique, une mosquée, un temple bouddhiste et un centre commercial. Je vous l’ai dit, il y en a pour tous les goûts, pour toutes les croyances !  La tolérance semble être le maitre mot dans cette ville.
C’est peut-être pour cela que nous nous y sentirons si bien, à l’aise et que si nos bourses nous l’avaient permis nous y aurions peut-être séjourné plus longtemps.

 

 

D’ailleurs, si vous y avez un peu de temps en rab n’hésitez pas à passer à la singapore city gallery (musée vous retraçant l’histoire de la ville, gratuit, fermé le dimanche) et surtout aux jardins botaniques de la ville, regroupant la plus grande collection d’orchidées au monde !

 

Pour notre part, nos amis nous attendant depuis quelques jours déjà, sur une île à la nature luxuriante, où la mousson s’achève à peine et où nous pourrons prendre du repos, somnoler et enfin profiter de quelques jours de calme et de sérénité, nous mettons les voiles, changeons de Pays. Welcome back Malaisie !

Ps : n’oubliez pas, au vu des différences de prix, le moyen le plus accessible pour se rendre en Malaisie consiste à prendre un bus local depuis « Queen street terminal » pour se rendre à Johor Bahru de l’autre côté de la frontière. Il ne vous en coutera que 3$ et de là, vous aurez des bus se rendant partout en Malaisie ! Bonne route and Safe travel !

À bientôt les amis.

 

 

 

 

 

 

 

 

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