Il y a trois sortes d’hommes: les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer.

Mais dans quoi me suis-je embarqué ?
4000 kilomètres, et à la voile, c’est plus que ma balade au Vietnam en moto, et vue l’état de fatigue dans lequel cela m’avait laissé… Il faut savoir qu’en bateau, une vitesse de 12 kilomètres par heure est une honorable moyenne, alors 4000 kilomètres…. !
Oui, mais le bateau ce n’est pas pareil me direz-vous, on en revient aux besoins primaires, le bateau fait le boulot et nous on mange, on dort, on lit, on grignote, on bouquine, on fait une sieste, on dort, encore, et puis on mange… le rêve quoi !
Si en plus vous ajoutez que pour « l’image et le romantisme » j’ai toujours rêvé de déménager à la voile, de partir sur fond de soleil couchant… je ne pouvais que dire oui à cette grande traversée !
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Douglas Range

Décaler le pied droit, juste sous la main droite, s’assurer de l’appui, solide, oui, OK, souffler.
Serrer la main gauche, fort, non plus fort, les épines me rentrent dans la paume, aie, qu’importe. Main gauche verrouillée, pousser sur pied droit, translation verticale, garder le bassin colle à la paroi, on pousse encore sur le pied droit.
La main cherche, elle tâtonne, une prise, une anfractuosité, une racine, n’importe quoi… j’ai enroulé les doigts autour, ça semble solide, je verrouille.
On souffle, on pousse, on avance, garder le bassin colle à la paroi, toujours.
Merde, prise main droite glisse, main gauche se cramponne, tétanise.
Le souffle se coupe, le corps tombe, au ralenti, le cœur accélère, en dessous, le vide…
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